Économie congolaise 2026-2027 : derrière les chiffres officiels, ce que le rapport ne dit pas
Dernière mise à jour : il y a 13 heures

« Croissance, solde budgétaire, inflation, dette : nous confrontons les projections de la DGE à celles de la BAD et du FMI pour 2025-2027. »
La Direction Générale de l’Économie (DGE), rattachée au Ministère de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective a publié son rapport sur les perspectives de l'économie congolaise pour 2026 et 2027. Un document dense et technique dans lequel nous pouvons retrouver diverses informations sur les projections économiques, la croissance, l’inflation ou encore la dette.
Consultants, nous apprécions parcourir les documents, lire entre les lignes, là où les tableaux disent parfois plus que le texte qui les accompagne.
Nous vous proposons notre lecture sur le dernier rapport « Perspectives de l'économie congolaise (DGE, septembre 2026) ». Nos réflexions croisent les données nationales avec celles émises au niveau continental (Banque africaine de développement) et au niveau international (FMI) afin de générer une analyse comparative et objective.
1. Le constat national : une économie qui reprend des couleurs
Après une croissance poussive en 2024 (+1,6 %), le rapport consolide un rebond de l’économie nationale avec un PIB qui aurait bondi à +4,3 % en 2025 et dont les projections sont ambitieuses pour les années à venir (+5,5 % en 2026, puis +6,9 % en 2027). Les principaux moteurs mis en avant pour accompagner cette croissance sont : un secteur pétrolier dynamisé par de nouveaux projets, la montée en puissance de la production de gaz naturel, ainsi qu’un secteur hors-pétrole porté par le Plan national de développement (PND), les retombées positives de l’exécution du Programme économique et financier appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI (le programme précédent s’est achevé en mars 2025 ; un nouveau programme est en discussion) et le programme régional PREF-CEMAC (le Programme des Réformes Économiques et Financières de la CEMAC).
L'inflation, stabilisée à 2,7 % en 2025 (sous la norme communautaire de 3 %), devrait connaître une légère remontée (3,4 % en 2026 et 3,7 % en 2027) tandis que le solde budgétaire (base ordonnancements), constaté à 0,7 % du PIB en 2025, devrait également croître progressivement (2 % en 2026 et 3,3 % en 2027). Déjà au-dessus de la norme CEMAC (70 % du PIB), le taux d'endettement qui était de 92,4 % du PIB fin 2025 devrait amorcer une décrue dans les années à venir (89,9 % en 2026 et 86,2 % en 2027).
2. Le constat continental : ce que dit la Banque africaine de développement
À l'échelle continentale, dans son rapport pays intégré aux Perspectives économiques en Afrique 2026, la Banque africaine de développement (BAD) table sur une croissance du PIB à +3,1 % en 2025 et qui évoluerait lentement à +3,3 % en 2026 pour se stabiliser à +3,4 % en 2027 alors que le solde budgétaire connaîtrait une croissance entre les deux premières années (1,4 % en 2025 et 4,3 % en 2026) avant de se fixer à 3,9 % au cours du troisième exercice. L'inflation, à 2,7 % en 2025, devrait passer à 3,4 % en 2026 avant de légèrement redescendre en 2027 (3,1 %) tandis que la dette publique estimée à 97 % en 2025 devrait progressivement se résorber pour atteindre 85 % en 2027.

La note de la BAD confirme une reprise économique qui s’accélère progressivement depuis 2023 mais insiste sur le fait que la République du Congo a besoin d’une croissance plus forte et plus inclusive afin de réduire le taux de pauvreté et le taux de chômage. Bien que favorables, les perspectives économiques restent soumises à plusieurs risques majeurs (la forte dépendance aux hydrocarbures et les tensions géopolitiques internationales). S’il est notifié que l’endettement pèse sur les dépenses sociales et que cette situation pourrait s’aggraver avec la réduction de l’aide publique au développement, une attention particulière est portée sur le service de la dette qui « demeure supérieur à 85% des recettes publiques » selon le périmètre retenu par la BAD ; cette situation exerce une certaine pression sur l’État dans la gestion de sa trésorerie et réduit la marge de manœuvre budgétaire à disposition.
3. Le constat international : L’œil du FMI
Dans son évaluation post-financement de mars 2026, concernant la République du Congo, le FMI évalue le taux de croissance du PIB à +2,4 % en 2025 et constate une légère progression les années qui suivent (+2,8 % en 2026 et +3,3 % en 2027) pendant que le solde budgétaire évalué à +0,3 % en 2025 se retrouve en quasi équilibre en 2026 (-0,1 %) avant de remonter à +2,9 % en 2027. L’institution projette que l’inflation en moyenne annuelle sera de 2,6 % en 2025 et augmentera de 0,2 point les deux années suivantes (2,8 % en 2026 et 3,0 % en 2027) quand le taux d’endettement affichera 97,2 % en 2025 avant de descendre graduellement à 93,0 % en 2026 et à 86,9 % en 2027.
Le FMI voit un Congo qui avance lentement, avec une croissance modérée (potentiellement freinée par un investissement public faible et des perturbations dans l'approvisionnement en énergie), une inflation maîtrisée, des finances publiques fragiles et une dette qui reste très élevée. Le FMI relève un relâchement de la discipline budgétaire en 2025 et une accumulation récente d'arriérés, intérieurs comme extérieurs, qu'il interprète comme le signe d'une gestion de la dette « perfectible ».
La capacité de remboursement du pays est jugée « adéquate mais soumise à des risques importants », liés surtout à la baisse possible des prix du pétrole et à la capacité du pays à se refinancer sur le marché régional. Les recommandations émises encouragent à plus de rigueur budgétaire, l’élargissement de l'assiette fiscale, un meilleur contrôle des dépenses et un apurement des arriérés, dans le cadre d’une gestion de la dette dont le renforcement est jugé “critique”.
4. Une mise en perspective : Quatre agrégats, trois sources, une économie
Nous avons retenu quatre agrégats : la croissance du PIB (qui donne la direction de la conjoncture), le solde budgétaire (qui mesure l'équilibre entre recettes et dépenses), l'inflation (qui nuance la croissance attendue) et le taux d'endettement (qui éclaire la marge de manœuvre réelle de l'État). Les données nationales (DGE) sont confrontées à celles de la Banque africaine de développement (BAD), institution continentale dont la note pays suit le Congo, puis à celles du Fonds monétaire international (FMI), référence internationale pour les États comme pour les investisseurs.

La croissance. La DGE est la plus favorable des trois sources, et l'écart existe dès 2025 : 4,3 % contre 3,1 % pour la BAD et 2,4 % pour le FMI. Ce désaccord peut provenir aussi bien des comptes nationaux pris en support que des projections réalisées. Cet écart s'élargit ensuite : en 2026, 5,5 % contre 2,8 % pour le FMI (près du double) et 3,3 % pour la BAD ; en 2027, 6,9 % contre 3,3 % et 3,4 %, soit plus de trois points.
La DGE note elle-même, à partir de ses écarts passés entre prévisions et réalisations (2006-2025), qu'il est « nécessaire d'intégrer un choc négatif » dans ses projections. Dans son scénario de choc, la croissance tomberait à 3,8 % en 2026 et 5,2 % en 2027 (contre 5,5 % et 6,9 % en référence). Même ainsi, elle resterait au-dessus des scénarios centraux du FMI et de la BAD. L'écart tient donc davantage à des hypothèses de départ différentes qu'à une simple question de prudence, et le scénario de référence de la DGE se lit plutôt comme une situation favorable.
Les tableaux de la DGE permettent de situer l'origine de cette croissance : le secteur pétrolier progresserait de 4,9 % (2025), 5,6 % (2026) puis 8,0 % (2027) et le hors-pétrole de 3,3 %, 4,7 % puis 5,4 %. Si l'investissement public double en 2026 (de 279,3 à 563,6 Md FCFA), près de la moitié de la croissance attendue en 2027 vient néanmoins des hydrocarbures (le secteur pétrolier représente 42 % du PIB nominal). Le FMI cite un investissement public faible parmi les freins à la croissance.
L’endettement. La DGE affiche le niveau le plus bas en 2025 (92,4 %), soit près de 5 points sous la BAD (97,0 %) et le FMI (97,2 %), un écart qui mérite d'être relevé même s'il se réduit ensuite : en 2027, les trois sources se situent entre 85 % et 87 %.
Le solde budgétaire. Il suscite un consensus fragile. En 2025, les trois sources tablent sur un excédent mince, entre 0,3 % et 1,4 % du PIB. Un désaccord apparaît en 2026 : le FMI projette un quasi-équilibre légèrement négatif (-0,1 %), là où la DGE retient un excédent de 2,0 % et la BAD de 4,3 %. L'écart se réduit en 2027 (entre 2,9 % et 3,9 %).
Sans trop nous avancer, nous pouvons supposer que ces excédents globaux doivent être lus en intégrant la composante pétrolière et la volatilité « conjoncturelle » du prix du baril.
Inflation. Les trois sources s'accordent en 2025 (de 2,6 % à 2,7 %, sous la norme communautaire de 3 %). En 2026, la DGE et la BAD restent alignées (3,4 %) et dépassent alors la norme, tandis que le FMI se démarque (2,8 %). En 2027, les deux institutions internationales flirtent avec le seuil (3,1 % et 3,0 %), alors que la DGE prévoit 3,7 %, l'écart le plus large de la période.
En résumé, la DGE est plus optimiste que le FMI et la BAD sur l'activité et sur la dette, son estimation sur l'inflation est plus élevée en 2027, et elle est en désaccord de fond sur le niveau de l'excédent budgétaire en 2026. Les écarts entre les sources s'atténuent en 2027 sur la dette et le solde, mais restent considérables sur la croissance.
Ces écarts ne signifient pas nécessairement que l'une des sources se trompe. Chaque institution travaille avec ses propres hypothèses (prix du baril, année de base, périmètres, etc.), que les documents publics ne détaillent pas toujours ; il est néanmoins instructif d'observer où les diverses sources convergent et où l'écart est assez large pour mériter une interrogation.
5. Le Décryptage « Rush »
Entre scénarios optimistes et prudents selon la source retenue, plusieurs tendances permettent de se projeter sur les stratégies à envisager ou à mettre en place.
Le ratio de dette s'améliore par le dénominateur, pas par un désendettement
La DGE prévoit un doublement des dépenses d'investissement entre 2025 et 2026 (de 279,3 à 563,6 Md FCFA, soit de 2,9 % à 5,3 % du PIB) et une baisse progressive de la dette intérieure (de 5 334,1 à 4 983,8 Md FCFA entre 2025 et 2027). En contrepartie, entre 2025 et 2027, la dette extérieure augmente d'environ 1 014 Md FCFA (calcul à partir du stock total ; le Tableau 13 affiche 3 351,6 en 2025, incohérent avec le total), alors que la dette intérieure recule d'environ 350 Md. La dette totale progresse ainsi de 7,4 % en valeur (de 8 944,0 à 9 608,1 Md FCFA).
Le ratio d'endettement ne baisse donc (de 92,4 % à 86,2 %) que parce que le PIB nominal progresse de 15,2 % sur la période (de 9 677,5 à 11 145,5 Md FCFA). Dans les chiffres de la DGE, les prix n'y contribuent que légèrement et l'essentiel vient de la croissance réelle de 5,5 % (2026) et 6,9 % (2027), précisément celle qui s'écarte des projections du FMI et de la BAD.
Les recettes reposent sur une assiette fiscale très ambitieuse
Les recettes non pétrolières passent de 1 186,1 Md FCFA en 2025 à 1 516,5 Md en 2026 (+27,9 %). Les recettes pétrolières, elles, rebondissent de 1 031,6 à 1 181,0 Md (+14,5 %) après un recul de 13,3 % en 2025. La hausse des recettes repose donc surtout sur le non pétrolier (environ 70 % de l'augmentation), mais le pétrole y contribue pour près d'un tiers.
Le rapport attribue la hausse des recettes à la poursuite des réformes appuyées par « la FEC » du FMI, au renforcement des administrations fiscale et douanière et à l'élargissement progressif de l'assiette fiscale. « Le programme FEC » s'est achevé en mars 2025 : la conclusion d'un nouvel accord est donc une variable importante de ces hypothèses, et non un acquis.
Accroître les recettes non pétrolières sur un laps de temps aussi court va demander un gain d'efficacité considérable dans la collecte et l’élargissement de l'assiette fiscale, en parallèle de l’accentuation de la pression fiscale (de 10,6 % à 11,8 % du PIB en 2026).
Arriérés et trésorerie : des signaux que le rapport laisse en filigrane
La dette est devenue une problématique majeure pour la trésorerie de l'État. La BAD note que le service de la dette reste supérieur à 85 % des recettes publiques, et le FMI relève une accumulation récente d'arriérés intérieurs et extérieurs. Le rapport de la DGE chiffre ces arriérés à 1 289,8 Md FCFA fin 2025 (841,0 Md d'arriérés intérieurs et 448,8 Md d'arriérés extérieurs), mais ne les projette pas pour 2026 et 2027.
Par ailleurs, le solde global en base caisse (227,0 Md FCFA en 2025) est très supérieur au solde en base ordonnancement (65,3 Md), et l'écart se maintient en 2026 (388,6 contre 216,9 Md) et en 2027 (570,1 contre 369,5 Md). Si, par exemple, les 161,7 Md d’écart constaté en 2025 correspondent à des dépenses engagées mais non payées, les arriérés continueraient de s'accumuler.
Au cours de nos réflexions, nous nous sommes demandés si l'endettement extérieur ne finance pas en partie le remboursement d’autres dettes et de leurs intérêts, comme une boucle continuelle. La question n'est pas l'absence d'investissement, puisque la DGE le double en 2026, mais sa productivité et son financement. Tous les investissements ne sont pas générateurs de ressources à moyen terme qui permettent d'apurer le passif.
Ce que nous en retenons pour les acteurs économiques
En raison d'un endettement extérieur croissant, l’État entend renforcer la mobilisation des ressources internes. Nous distinguons deux grands leviers :
- La numérisation et le contrôle des administrations fiscales qui devraient améliorer l'efficacité de la collecte (l'État a lancé FOUTA, une plateforme nationale de paiement des recettes publiques).
- L'élargissement de l'assiette fiscale, notamment vers le secteur informel, tel que recommandé par de nombreux experts internationaux (notamment le FMI).
Sans contester le principe d'un élargissement de l'assiette, nous observons tout de même que le rythme supposé (des recettes non pétrolières en hausse de 28 % en un an) nous paraît difficile à atteindre sans peser, à court terme, sur des entreprises déjà fragilisées par l'inflation, les difficultés énergétiques récurrentes (approvisionnement en carburant et/ou coupure d’électricité) et une pression administrative « aléatoire ». Les incitations à la formalisation mises en place nous semblent peu pérennes et peu convaincantes pour les entrepreneurs dans un climat des affaires qui reste très compliqué. À notre connaissance, l'ACPCE (Agence congolaise pour la création des entreprises) ne publie pas de données de survie des entreprises créées (combien sont encore actives trois ans après), alors qu'elles permettraient d'évaluer l'effet réel des politiques de formalisation.
Du point de vue d'un entrepreneur, nous plaidons pour davantage d'accompagnement et de formation à destination des acteurs du secteur informel (moins de conférences et de forums sans impact direct sur la productivité locale) et pour des allègements fiscaux au profit des structures naissantes, durant leurs trois premières années d'activité, afin de contribuer à l’intégration progressive des très petites et moyennes entreprises.
Nous faisons par ailleurs l'hypothèse que l'apurement progressif de la dette intérieure, s'il se confirme, redonnerait du pouvoir d'achat en interne et accompagnerait la phase de relance. Cependant, son ampleur reste modeste dans le rapport (environ 350 Md FCFA entre 2025 et 2027), et la composition de cette dette (salaires, fournisseurs locaux, etc.) n'est pas détaillée.
6. Conclusion
Les trois sources consultées s'accordent sur une reprise, mais pas sur son ampleur : de 2,8 % (FMI) à 5,5 % (DGE) en 2026. L'État congolais dispose d'une réelle opportunité de générer de la croissance en 2026 et 2027, à condition que la politique menée accompagne cette vision et évite les tensions de trésorerie. Le doublement de l'investissement public est en soi une relance budgétaire mais sa soutenabilité dépendra de son financement et de la capacité de l’État à collecter les recettes attendues.
Nous sommes d'avis qu'avant de solliciter davantage un secteur privé « sous tension », l'État devrait se soumettre à un audit interne afin de définir de meilleurs processus de gestion des ressources et des dépenses et, le cas échéant, renforcer les stratégies de réduction des coûts internes (« cost killing ») qui contribueraient au redressement des finances publiques.
Notons que nous comparons ici des chiffres publiés, pas les calculs qui les sous-tendent. Plusieurs de nos lectures sont des déductions à partir des tableaux de la DGE (Tableau 13, p. 48) dont certains contiennent d'ailleurs quelques coquilles (par exemple, les recettes pétrolières 2025 y apparaissent à 1 190,0 Md FCFA, valeur de 2024, au lieu de 1 031,6 Md) que nous avons dû démêler au cours de nos analyses.
Pour un entrepreneur qui construit un business plan au Congo, pour un investisseur qui évalue un risque pays ou pour une institution qui arbitre une allocation de crédit, la fiabilité des hypothèses macroéconomiques prises en compte peut conditionner un montage financier. Un prévisionnel construit sur une croissance de 5,5 % (DGE) en 2026 n'aura pas la même robustesse qu'un prévisionnel fondé sur 2,8 % (FMI), mais nous recommandons de construire un projet local avec une hypothèse de croissance du PIB à 3 % (à mi-chemin entre les projections de la BAD et du FMI) au cours de l’exercice 2026 et à 3,3 % en 2027 , et de traiter la projection de la DGE comme une hypothèse haute.
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Sources
Direction Générale de l’Économie (DGE) — Perspectives de l'économie congolaise 2026 – 2027, septembre 2026 : https://www.finances.gouv.cg/sites/default/files/documents/Perspectives%20de%20l%27%C3%A9conomie%20congolaise%2009%20septembre%202026%20MAJ.pdf
Fonds monétaire international (FMI) — IMF Post-Financing Assessment with the Republic of Congo, Mars 2026 : https://www.imf.org/en/news/articles/2026/03/16/pr26079-imf-executive-board-concludes-2026-post-financing-assessment-with-the-republic-of-congo
Banque africaine de développement (BAD) —Perspectives économiques en Afrique 2026, Édition 2026 : https://www.afdb.org/sites/default/files/documents/publications/afdb26-04_aeo_complete_french_0525.pdf
Banque africaine de développement (BAD) — Perspectives économiques au Congo, rapport pays intégré aux Perspectives économiques en Afrique 2026, mise à jour Juin 2026 : https://www.afdb.org/fr/countries/central-africa/congo/congo-economic-outlook







