Afrique ... la Foi des grands Hommes

February 20, 2018

 

"Afrique ! Ô Afrique ! C’est en ton sein que mon cœur a trouvé refuge / Tu as vu grandir mes parents sous tes airs de jeune fille, avant de me chérir dans tes bras de mère / Parce que chaque jour qui passe, j’ai l’espoir que nos enfants connaissent une grand mère prospère / Je me sers de ma plume pour partager mon ambition."

 

 

Au cours de ma précédente réflexion, « Afrique...la force d’y croire », j’ai souhaité exprimer mon optimisme pour le continent africain. J’ai pu apprécier, à travers cette occasion, le scepticisme ambiant, et justifiable, qui sévit au sein de notre diaspora. Les traces les plus fétides du passé semblent être bien ancrées dans nos esprits et beaucoup d’Africains se ‘’dés- africanisent’’ ; l’espoir et l’ambition pour notre beau continent s’évanouissent doucement. En me référant à Alexis De Tocqueville, je dirai que « lorsque le passé n’éclaire pas l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres ».

 

Je me conforte à penser que si tel est le cas, nous devrions nous remémorer et nous servir de l’histoire de nos grands hommes. Je pense bien que chacun de nous est à même de définir quels personnages apparaissent comme de grands hommes sur notre échelle de valeur. De nombreux médias nous donneront leur classement des Africains du siècle mais nous devons choisir nos histoires, nos combats et nos héros. A mon sens, tous les personnages que je considère comme étant de grands hommes ont en commun un leadership affirmé et ont contribué à l’essor de notre continent. La foi d’un grand homme repose dès lors, à mon sens, sur sa capacité à croire en l’Afrique, à se battre pour elle, pour son devenir, et à la défendre du mieux possible.

 

Sortons de notre espace temps et remontons l’horloge de notre histoire de quelques années.

 

Je verse une larme pour Cheikh Anta Diop. A ce jour, enfants fiers de nos « nations nègres et culture », nous lui sommes reconnaissants d’avoir su démontrer l’ancienneté et l’authenticité des sociétés et cultures africaines. Sa théorie, longtemps contestée, s’est avérée véridique et a été reconnue par ses pairs. Il s’est battu pendant des années pour l’éducation des masses mais dites moi combien aujourd’hui ont pris pleine connaissance de son héritage ?! Nous devons reconnaître son amour et sa foi pour l’Afrique.

 

Ce sont ces sentiments que je décrypte dans de nombreux écrits hérités de Léopold Sedar Senghor, pour ne citer que lui parmi tant de plumes talentueuses de ce continent. Il a contribué et milité pour une ‘ nouvelle ‘ littérature africaine qui a suscité l’intérêt d’un public de plus en plus large ; il a su montrer que « la négritude est un fait, une culture ».

 

C’est ce patrimoine culturel qui a poussé Amadou Ampaté Ba à lutter contre son oubli ; En parallèle des multiples contes africains qu’il a retranscrit, « Amkoullel, l’enfant peul » a retracé des récits poignants nous permettant de mieux appréhender notre culture ethnique et notre passé colonial. Profitons de ces richesses parce qu’ : « un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ».

 

J’ai eu, par hasard, l’opportunité de lire des écrits de F.X. Verschave, auteur de « la Françafrique, (...) ». Hallucinant de voir comment d’autres se passionnent pour notre histoire alors même que nous n’y accordons que peu d’importance. Encore plus hallucinant de découvrir les manipulations politico - économiques mises en place depuis des décennies pour maintenir l’Afrique dans un état de dépendance. J’ai également pu entendre dire que « les Noirs n’aiment pas lire ! » ; si cette affirmation est vraie, c’est peut être de ce fait que découle notre ignorance.

 

Mais passons ! Je dédie mon vers à tous ces grands militants qui ont serré les poings pour le continent à l’image de Nelson Mandela. Révolutionnaire, prisonnier puis libérateur, sa mobilisation face à l’apartheid aura été « la longue marche pour la liberté » de tout un peuple (cf. « the long Walk to Freedom »). Il est juste que son investissement en faveur d’une Afrique ‘pacifique’ lui ait valu un prix nobel.

 

 Il fait revivre le souvenir de tous ces hommes intègres qui ont montré un exemple de ligne de conduite comme a pu le faire Thomas Sankara, le ‘Faso’. Le président de ‘l’espoir’ et du renouveau pour le peuple est certainement celui qui a le mieux incarné l’expression « demos cratos » ; de tous ces discours plein de bon sens, je retiendrai que " Tant qu’il y aura l’oppression et l’exploitation, il y aura toujours deux justices et deux démocraties : celle des oppresseurs et celle des opprimés, celle des exploiteurs et celle des exploités (...) ».

 

Ce dernier s’inscrit dans la lignée des pères de l’indépendance comme Patrice Lumumba. Du fait qu’il a donné sa vie pour son pays, et à la lumière des actes accomplis, il représente assurément un des plus grands symboles de l’anticolonialisme. Grâce à lui, je partage moi aussi la conviction que « L’Afrique écrira sa propre histoire. Une histoire faite de gloire et de dignité ». Cependant, une question me vient à l’esprit : « Quand prendrons nous conscience des enseignements acquis de nos prédécesseurs ? ».

 

Ils ont tous en commun d’avoir apporté leur pierre à l’édifice de notre Afrique. Un apport qui est né d’une foi en ce beau continent, ses richesses et ses valeurs ; Une passion source d’un investissement personnel. Nous pouvons tous être de grands hommes à notre manière si nous le souhaitons ; il nous suffit de croire en cette Afrique.

 

Comment imaginez-vous ce continent dans 10 ans ?! 20 ans ?! Comment voyez vous votre pays, votre ville ou même votre quartier ?! Pensez-vous que quelque chose aura évolué dans un sens positif ?! Que comptez-vous faire pour que ça change ?! 

 

L’Afrique, je l’imagine prospère. Je l’imagine sur la voie de la croissance, loin des conflits internes et de la paresse habituelle. Je pense que les choses peuvent changer parce que nous sommes la « génération du millénaire ».

 

Je conclurai sur cette pensée romaine de Sénèque : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que les hommes n’entreprennent pas, c’est parce qu’ils n’entreprennent pas que les choses sont difficiles »

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